Les structures documentaires : les outils indispensables à la réussite

Le Service commun de la Documentation de l’université d’Artois, en partenariat avec l’Académie de Lille, a consacré sa journée d’étude annuelle à la place des structures documentaires dans l’accompagnement et la réussite des élèves (le 25 avril 2019). Le propos de ce compte-rendu est moins de présenter les interventions de manière exhaustive que d’en proposer une synthèse sous un angle professionnel.

 

 

 

  

Les liens pédagogie-Documentation au cœur de la réussite étudiante.

Frédéric BOUSSEMART (vice-président délégué à la réussite de l’Université d’Artois)

Un étudiant sur deux passe de L1 en L2. De fait, les étudiants les plus fragiles rencontrent des difficultés à s’adapter au système universitaire : on observe un manque d’autonomie dans le travail personnel et des lacunes dans les connaissances. L’université d’Artois a donc mis en place un certain nombre d’actions pour accompagner ses étudiants vers la réussite : enseignants référents, soutien / mise à niveau, méthodologie (par les enseignants et/ou le SCD), colles, PPE (Projet Personnel Etudiant) pour remotiver l’étudiant en (re)donnant du sens à ses études. Certes, plusieurs de ces actions existent depuis quelques années. Mais, elles étaient éclatées entre différents services. Avec la loi ORE de mars 2018, elles sont réunies sous la responsabilité d’un nouveau vice-président chargé de la « Formation Réussite Vie Etudiante ». Cette loi de cadrage permet aussi d’aménager les apprentissages par des pratiques pédagogiques variées, d’allonger les parcours personnels, d’étaler les études (redoublement et rattrapage possible), de compenser les notes entre les matières. Ces facilités ne règlent cependant pas tous les problèmes. Par exemple, si les parcours distanciels s’avèrent efficaces pour les étudiants aguerris, ils demeurent difficiles à gérer pour les élèves les plus fragiles. Parallèlement, l’offre de formation se reconstruit autour des compétences à acquérir par rapport au domaine professionnel tandis que l’évaluation continue intervient plut tôt. Ainsi, l’étudiant repère rapidement ses besoins et peut mieux profiter des remédiations le cas échéant. Différents parcours sont proposés aux étudiants en difficultés, tout particulièrement suivis par les directeurs d’études. Parmi ces activités de renforcement, on peut noter le soutien disciplinaire, le soutien méthodologique, le tutorat entre pairs. Évidemment, en amont, la liaison secondairesupérieur (forum lycéen, JPO, immersion des lycéens) reste un axe de travail important.

Au-delà de la réussite des études, c’est bien l’insertion professionnelle qui est visée. Là encore, l’université propose plusieurs dispositifs d’accompagnement : mise en place d’un PEC (Portefeuille d’Expériences et de Compétences), entretiens menés avec des conseillères d’orientation, conférences de professionnels, aides à la recherche de stage, ateliers de rédaction de CV, préparations aux entretiens...

Dans ce contexte, le SCD a évolué au fil des années en travaillant sur plusieurs axes : la qualité de l’accueil, l’aménagement des espaces, le développement de partenariats avec différents acteurs, la mise en place de formations info-documentaires (utiliser des ressources, identifier un besoin d’information, accéder à l’information avec efficience, produire et communiquer à partir de ses résultats de recherche, évaluer l’information obtenue), l’accueil privilégié des primo-entrants, l’innovation pédagogique, la politique documentaire. Pour atteindre ses objectifs, le SCD mise en partie sur des stratégies innovantes comme MOOC et serious game. Rien n’est acquis et les projets continuent avec des objectifs constants : faciliter l’accès aux locaux (cf. ouverture le samedi matin), amplifier et diversifier l’offre documentaire, développer la documentation électronique, diversifier les activités, augmenter les surfaces, améliorer le cadre de vie.

Effets des structures documentaires sur la réussite : les apports de l’évaluation et des études « décentrées ».

Christophe Evans (chef du service Etudes et recherche de la BPI)

C. Evans est sociologue. Il s’est intéressé aux usagers des bibliothèques, notamment à ceux de la BPI (Bibliothèque Publique d’Information). Cette bibliothèque a ceci de particulier qu’elle accueille des publics spontanés ; il n’est pas nécessaire d’être adhérent pour pouvoir utiliser ses ressources consultables uniquement sur place. La BPI du Centre Pompidou est ouverte 7 jours sur 7 jusque 22h. 66% de son public est composé d’étudiants (63% en semaine et 72% le week-end). Ceux-ci restent en moyenne 4h18 pour travailler sur place. En fait, 75 % des usagers cherchent simplement un espace pour travailler correctement. Entre 2016 et 2018, 46% des étudiants déclaraient avoir utilisé les collections de la BPI. Ils étaient 63% entre 2004 et 2006. Avec ce constat, la question de l’évaluation des bibliothèques se pose autrement. Somme toute, qu’est-ce qui fait la valeur d’une bibliothèque ?

Au départ, les critères se trouvaient du côté du budget, du nombre d’entrées, des collections. Ensuite, on s’est intéressé à l’efficacité des bibliothèques et à leur efficience. On s’est alors appuyé sur des indicateurs liés aux usagers, aux prêts, à l’usage des ENT. Aujourd’hui, on essaie de mesurer ce qu’elle produit. Il s’agit moins de savoir combien de livres ont été empruntés que de savoir quel est l’impact d’une bibliothèque sur l’individu, y compris s’il ne fréquente pas la bibliothèque. Cet impact négatif est particulièrement utilisé pour prendre en compte les personnes fragiles.

Il existe désormais des registres d’impact pour identifier et mesurer les impacts des bibliothèques publiques. On observera ainsi la transformation des individus (facultés cognitives, littératie, construction de soi), l’amélioration de leur civilité, de leur encapacitation, l’intensification de leurs pratiques culturelles et numériques, la dynamisation et densification de leurs réseaux et partenariats, le soutien de la démocratisation culturelle, de l’égalité des chances, de la réussite éducative, de l’employabilité, de la tranquillité publique, de l’attractivité d’un territoire.

C. Evans évoque ce que pourrait être une bibliothèque en fonction de la société privilégiée. Par exemple une « cité de l’opinion » chercherait à avoir une bibliothèque visible, renommée et ses critères d’évaluation seraient choisis en fonction de cet objectif : attractivité, notoriété, audience. Une bibliothèque civique se voudrait ouverte à tous, citoyenne. Elle chercherait donc à mesurer la démocratisation culturelle, la citoyenneté, la réduction des inégalités. Une « cité de projet » voudrait une bibliothèque dynamique et innovante (un learning-center). Elle mesurerait le dynamisme de ses partenariats et ses capacités d’innovation.

Quoi qu’il en soit, globalement, plusieurs éléments ont pu être constatés dans les bibliothèques. D’une part, le fait d’être un emprunteur actif est un facteur de réussite plus prégnant que le sexe, l’origine sociale, la discipline choisie ou encore le baccalauréat d’origine. Même si on ne sait pas situer la cause (est-ce que ce sont les étudiants les plus sérieux qui empruntent le plus ?), on sait, qu’en tous cas il existe une corrélation. D’autre part, les visites organisées pour les primo-arrivants posent question. Qu’en reste-t-il ? Comment l’étudiant se les est-il appropriées ? Quel effet ont-elles eu sur lui ? Quelle vision at-il de l’établissement ? A cet effet, une pastille « Ma BU est moi » peut servir d’indicateur à son bien-être. Enfin, que penser des non-usagers ? Ceux qui n’ont pas les codes, la culture de l’effort, la culture universitaire. Ceux qui ne supportent pas le silence, qui veulent réviser à voix haute. Ceux qui ne veulent pas être pris pour des « intellos » car ils en ont une représentation peu valorisée. Ceux qui se sentent en difficultés lorsqu’ils sont confrontés à d’autres étudiants qui peuvent travailler longtemps en restant concentrés. Ceux qui se sentent observés, jugés.

La formation des usagers, socle de la réussite étudiante.

Nelly SCIARDIS (directrice adjointe SCD UPHF de Valenciennes)

Est-ce que la formation dispensée dans les SCD est efficace ? Est-ce qu’elle est utile ? C’est la question qui s’est posée à l’Université Polytechnique des Hauts-de-France qui compte 12 000 étudiants parmi lesquels 3 600 sont inscrits aux formations de la SCD en 2018-2019.

Des contenus de formation

Les formations proposent plusieurs contenus aux étudiants de L1 et L2 mais aussi aux étudiants de L3 et M :

  • Découvrir les lieux, ressources et services de la BU

  • Rechercher sur internet des informations fiables et de qualité

  • Connaître ses droits et ses devoirs en tant que producteur de contenu

  • Faire de la veille sur un domaine en particulier

  • Maîtriser les fonctionnalités de base de Zotero (logiciel gratuit de gestion bibliographique) 

Force est de constater que le taux d’absentéisme à ces formations oscille entre 70 et 80%. Le fait que les formations de la SCD ne soient pas inscrites dans les maquettes de formation est un obstacle majeur à leur prise au sérieux par les étudiants, qui, parallèlement, dénoncent un manque de personnel pour les aider. Confrontée à cette situation, l’université tente d’évaluer plus finement les formations en utilisant plusieurs outils. Elle réalise évidemment des enquêtes de satisfaction. Souvent réalisées « à chaud », elles restent limitées. Elle préfère donc s’appuyer sur Libqual+. Si l’enquête est à utiliser avec discernement puisque tous les établissements sont différents, quelques éléments peuvent néanmoins servir d’instruments de pilotage. Globalement, il ressort que les étudiants de Master ont une demande plus forte de formations ainsi que des besoins importants autour des phénomènes des fake news et de l’infobésité. Le quatrième item de l’enquête pourrait servir d’indicateurs d’évaluation :

  • La BU renforce mon efficacité de travail

  • La BU m’aide pour progresser dans mon travail

  • La BU m’aide pour distinguer les informations fiables

  • La BU m’aide pour rester informé

L’enjeu de l’arrêté de licence.

L’évaluation arrive sur un terrain quantitatif comme le stipule l’arrêté de Licence du 30 juillet 2018, notamment son article 6 qui présente la BU comme un acteur privilégié pour accompagner l’étudiant dans le « repérage et l’exploitation des ressources documentaires ». Le besoin de documentation est nécessaire pour parfaire connaissances et compétences (transversales). L’établissement doit développer les « capacités d’apprentissage autonome de l’étudiant ». L’article 9 quant à lui insiste sur la nécessité d’adapter les rythmes de formation à chaque étudiant (personnalisation des parcours, possibilité d’une remédiation et d’une remise à niveau). L’article 5 revient sur la nécessité de maîtriser des connaissances autour de l’insertion professionnelle.

Leviers d’action du SCD

L’UPHF s’appuie sur plusieurs leviers pour mener à bien son action de formation :

  • Mise à disposition de salles dédiées comme la salle « Étude et avenir » qui propose de nombreux conseils méthodologiques (guides des métiers, annales de concours, rédaction de CV et lettres de motivation, savoir parler à l’oral, améliorer son orthographe, mieux gérer son temps, savoir prendre des notes avec le mind

    mapping, développer un esprit de synthèse...)

  • Mise en place d’ateliers à la carte au format court (45 minutes maximum par séance) sur des thématiques précises, sur inscription (10 participants maximum). Par exemple, l’université prodigue nombre de formations en communiquant autour de titres attractifs : maîtriser les bases d’un traitement de texte (« Ma feuille a du style »), optimiser sa recherche sur Internet (« Pour mes travaux, j’ai de la ressource »), sensibiliser au droit d’auteur et au plagiat, développer son sens critique (« Déjouez les fake news ! »), présenter un travail universitaire avec un diaporama (« Votre Powerpoint en 20’ »), surveiller un sujet dans la presse, travailler en groupe à distance, préparer son insertion professionnelle (« Bien démarrer dans la vie active »)... Ces formations courtes n’attirent pas toujours beaucoup d’étudiants mais il existe des trames « au cas où » pour répondre à des demandes ponctuelles et imprévues dans des délais courts.

    Des séances sont organisées pour permettre de faire le point régulièrement sur l’acquisition des compétences et moduler le rythme d’apprentissage. Des exercices en ligne sur l’ENT favorisent la prise d’autonomie du formé qui s’auto-évalue et identifie ses marges de progression (certains exercices sont réalisés en binôme pour favoriser l’émulation). Les formations devraient à terme évoluer en proposant des formats hybrides et/ou en distanciel (SPOC, MOOC voire serious game).

Atouts d’une BU.

  • Des horaires larges

  • Un sentiment d’appartenance sociale et académique par la fréquentation d’un lieu emblématique de l’enseignement supérieur : la bibliothèque

  • Des ressources

  • Des espaces pour travailler seul ou en groupe (cf. travail entre pairs)

  • Développement d’une autonomie et d’une confiance en soi

Apports et limites de ces dispositifs d’accompagnement.

  • Le dispositif est encore en phase d’expérimentation.

  • La MTU (module de formation : Méthodologie de Travail Universitaire) peut être utilisée comme un « hameçon » pour attirer les étudiants à la BU. Il s’agit de partir de leur projet, d’adapter les exercices, d’individualiser les comportements. On relève également des retours positifs sur la formation. Par exemple, cette étudiante qui est restée peu de temps à la faculté (car elle s’orientait finalement vers la mécanique) mais qui a été satisfaite (et surprise) de découvrir la bibliothèque dans le cadre d’une formation.

  • Seulement 300 étudiants ont été formés. Avec des groupes qui comprennent entre 20 et 30 étudiants, il est difficile d’appliquer des formules participatives et personnalisées. Le recours au diaporama classique redevient la forme traditionnelle de présentation alors qu’on en connaît les limites : ce genre d’intervention fonctionne pour des usagers déjà “éduqués” à assimiler des contenus de cette manière. En revanche, pour des étudiants de profils diversifiés (les étudiants qui s'inscrivent maintenant à la faculté peuvent venir d’horizons plus variés qu’auparavant, de filières professionnelles, par exemple), il est impératif d’avoir une approche pédagogique innovante, par exemple avec de la mise en activité.

  • Il est nécessaire de clarifier et d’uniformiser les contenus entre les différents acteurs pour éviter les doublons.

  • Il faut davantage mobiliser les enseignants (cf. prescripteurs et accompagnateurs des étudiants) et certains personnels de la SCD plutôt réticents.

  • Les étudiants décrocheurs sont trop éloignés des problématiques documentaires. Il vaut mieux axer les formations sur les méthodes de travail.

  • Organiser la découverte des lieux via un Continuum bac-3/ bac+3 : pour s’approprier les compétences, il faut régulièrement les rappeler.

  • Développer la pédagogie inversée : personnalisation des parcours, action fractionnée (pour lutter contre les problèmes de concentration)

  • Alterner les exercices numériques (cf. papillonnage) et papier (plus cadrée) car les « digital natives » ne maîtrisent pas les compétences numériques académiques.

 

Exemple de méthode et contenus

  • Méthode du carrousel pour identifier les environnements propices au travail : découverte des espaces de travail de la BU, de son amplitude horaire et de l’émulation entre pairs

  • Réservation de salles en ligne

  • Manipulation d’outils collaboratifs pour des travaux de groupe

  • Exercices de lecture rapide et notes de synthèse à travers la documentation de la BU

  • Exercices autour de la recherche documentaire sur place et en ligne autour des ressources en langue ou en insertion professionnelle

  • Exercice de mind mapping et présentation de la documentation de la BU sur le sujet

  • Élaboration de fiches pratiques

  • Exercices autour de la méthode GTD, de la matrice Eisenhower et présentation d’une bibliographie de ressources empruntables à la BU sur la gestion du temps particulièrement nécessaire avec l’organisation du temps.

     

Études sur les publics de la BnF : le rapport aux documents pour penser des services différencié.

Irène BASTARD (chef de projet – Publics et usages à la délégation à la Stratégie et à la Recherche de la BNF)

La BnF accueille des usagers aux profils différents : des étudiants et des visiteurs. 63% viennent travailler sur le site F. Mitterrand. 58% sont des étudiants. En rez-de-jardin, un visiteur sur deux demande de la documentation. 16% viennent pour profiter d’expositions, de la visite du site. Ces deux types de publics ont des pratiques et des besoins différents. La dichotomie n’est en fait qu’apparente puisque des visiteurs sont aussi des « étudieurs » et les lecteurs ne se privent pas de visiter les collections. Par ailleurs, les ressources numériques de Gallica sont utilisées pour des recherches studieuses comme pour des recherches d’amateurs éclairés et/ou de visiteurs curieux. Simultanément, on rencontre des jeunes qui viennent travailler avec papier et crayons tandis que des adultes se promènent dans les collections et que des seniors surfent sur les ressources en ligne. Le comportement n’est pas linéaire : le jeune d’aujourd’hui ne sera pas forcément le senior de demain. En fait, les rapports aux documents sont multiples : des publics n’utilisent aucun document, d’autres consultent seulement certains documents, d’autres encore en consultent énormément. Ces derniers maîtrisent les métadonnées et savent interroger les livres les uns par rapport aux autres. Ces observations ont conduit la BnF à requalifier les pratiques des usagers (cf. ci-dessus) et à observer diverses modalités d’apprentissage en se posant notamment la question de la production : qu’est-ce qu’on produit pour qu’il soit réutilisé par un tiers (par exemple par un professeur-documentaliste) et directement pour l’usager ?

 

L’action culturelle au CDI et l’innovation pédagogique.

Sabine Lourme (professeure-documentaliste à la cité scolaire Gambetta d’Arras) 

  • Du CDI à la médiathèque en passant par la librairie.

Retour sur une séquence aux quatre objectifs : savoir utiliser les documents du CDI, comprendre le système de classement, comprendre et utiliser les différents lieux de ressources autour de soi, savoir utiliser le logiciel BCDI. S. Lourme a évoqué la visite des élèves d’hypokhâgne à la bibliothèque universitaire. L’objectif était de savoir utiliser les ressources de la BU, de réaliser l’importance d’un logiciel documentaire, de mieux préparer les élèves à la poursuite d’étude universitaire, d’inscrire la démarche documentaire dans une continuité, d’initier à la notion de réseaux.

  • La politique culturelle.

La cité scolaire Gambetta (collège, lycée, lycée professionnel, post-bac) possède douze référents culturels et une association « L’Etre lieu ». Celle-ci a permis la création d’un lieu de 800 m2 dédié à la culture contemporaine dans les murs de l’établissement. L’équipe organise deux semaines culturelles à thèmes par an. Pour gérer aux mieux les actions proposées, elle a créé une liste de diffusion spécifique sur l’ENT. Les thèmes sont choisis en comité même si chaque membre du collectif a un rôle défini : conception des affiches, diffusion de l’information sur l’ENT, diffusion de l’information par voie d’affichage, communication extérieure (notamment avec la presse), rétro-planning, secrétariat de séances, relations avec les institutions extérieures.

Plusieurs axes sont proposés et chacun réfléchit à la manière de le décliner dans l’établissement : débats, conférences (quelquefois données par des enseignants de l’établissement en lien avec leur discipline), expositions, cinéma, musique, poésie, théâtre, lecture. Au CDI, les activités peuvent se décliner sous forme de présentoir et/ou de cabane de lecteurs. S. Lourme a présenté comment la thématique « bleue » avait été déclinée autour du blues et du jazz en musique, du « blues de Woody Allen » au cinéma, de l’histoire des couleurs, du bleu dans l’art...

 

Cette journée a déroulé un fil rouge autour des usages et surtout des usagers des bibliothèques. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Comment repérer leurs besoins ? Comment y répondre ? Les différents SCD ont présenté leurs réponses. Au-delà de la « simple » liaison inter-cycle, la réflexion menée intéresse sans doute le monde des CDI : les questions posées et les remédiations proposées restent autant de pistes à (re)explorer.

 

 

Compte-rendu réalisé par Virginie Charpentier, professeure documentaliste au collège Brassens de Saint-Venant.